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  • Emmanuelle

Résumé "Du stress au bien être et à la performance, Barbara Zablocki". 2. Les différents modèles

Dernière mise à jour : 19 oct. 2020

Au fur et à mesure des années, plusieurs modèles ont été définis sur le stress :

I. Modèle de Hans Seyle

Pour Hans Seyle, physiologiste canadien, le stress est une « réponse non spécifique que donne le corps à toute demande qui lui est faite ». La réponse biologique sera toujours la même quel que soit l’événement déclencheur. Enfin elle déclenchera le Syndrome Général d’Adaptation (SGA), une association réactionnelle de signes comportant trois phases consécutives :

1. Une phase d’alarme/de choc

Le cerveau va déclencher une production d’hormones destiné à préparer le corps à l’attaque ou la fuite. Le corps s’adaptera en fonction de l’individu et du degré de surprise

2. Une phase de réaction

Lorsque la situation, qui a généré du stress, persiste, le corps va solliciter sa capacité adaptative. Durant une période limitée, propre à chacun, il va sécréter des hormones en quantité excessive et continue.

3. Une phase d’épuisement

Elle arrive lorsque les limites de la capacité adaptative de l’individu sont franchies. L’individu n’a, alors, plus les forces psychologiques et biologiques pour faire face aux situations de stress. Cela peux conduire à un Burn out suivi d'une dépression.

Après les années 70, ce modèle s’affine et indique que la réponse biologique sera différente selon le caractère soudain, inattendu de la situation ainsi que le degré de l’émotion généré par celle-ci. De plus, toutes ses réactions seront stockées en mémoire de l’individu.

II. Modèle Lazarus & Folkman

Pour eux, le stress vient de la relation particulière entre la personne et son environnement. L’intensité du stress ressenti dépendra alors :

- De l’évaluation subjective de la situation

- Des ressources personnelles

- De l’efficacité stratégique d’ajustement ou d’adaptation qui vont être mise en place

III. Modèle Karasek ou Job Stain Model


C’est le modèle de référence pour mesurer le stress au travail

Il met en lumière différent facteurs inhérent à l’organisation du travail.

L’intensité du stress dépend du rapport entre ces trois sources :

1. La demande psychologique

C’est la charge psychologique lié à l’accomplissement d’une tâche : sa qualité, sa complexité, ses imprévus, ses contraintes temporelles, ses interruptions et ses demandes contradictoires

2. La latitude décisionnelle

Il s’agit

- Du degré d’autonomie décisionnelle de l’individu

- La possibilité d’utiliser et/ou développer ou non ses compétences

3. Le support social

Il s’agit du soutien et de la reconnaissance reçu de la part des collègues, supérieurs de l’individu

Les emploies qui génère le plus de stress sont ceux qui exigent un investissement psychologique élevé avec un faible degré de liberté décisionnaire ainsi qu’une faible reconnaissance du travail effectué.

IV. Modèle McLean

Le stress induit des symptômes physiques ou psychologiques si ces trois facteurs sont réunit.

1. Le contexte

Il peut être environnemental, relationnel, un évènement de vie jugé positif ou non

2. La vulnérabilité

Il existe un seuil de vulnérabilité propre à chaque individu. Celui-ci serait dépassé selon la théorie de l’ajustement :

Lorsque la discordance devient trop grande entre :

- La capacité d’une personne : l’exigence d’une tâche

- Le besoin d’une personne : les besoins qi peuvent être satisfait par l’environnement

3. La situation

La présence de facteurs de stress

V. Modèle Siegrist

Le stress provient du déséquilibre entre l’effort produit et la récompense reçue. L’individu ressent un manque de reconnaissance ou un sentiment d’étouffement.


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